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 CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)

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MessageSujet: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 13 Mai 2011 - 2:51


Le topic initial commençant à être bien long, j'en ouvre un deuxième ici afin que la page ne soit pas trop longue à charger.

Il est de plus en plus difficile d'obtenir des infos sur ce qui se passe à Fukushima et sur les passages des nuages radioactifs.

Les seuls sites en français, à ma connaissance, qui continuent à suivre l'évolution de la catastrophe et de la contamination sont Next-up/cartoradiations et Kokopelli.
gyro http://www.cartoradiations.fr/
gyro http://www.kokopelli-blog.org/

J'ignore combien de temps encore ils pourront donner des infos.
Quoiqu'il en soit, ne perdez pas de vue que la contamination radioactive ne peut qu'augmenter avec les jours, les semaines et les mois à venir.
Donc, même s'il devient impossible d'avoir des infos sur la situation réelle, ne vous laissez pas endormir et continuez à prendre les mesures nécessaires.
étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t14-protection-contre-la-radioactivite




Dernière édition par invitée le Sam 14 Mai 2011 - 9:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 13 Mai 2011 - 3:04

EXTRAITS DU BLOG DE KOKOPELLI
03 MAI AU 13 MAI 2011





La finalité de cette rubrique est de présenter des informations essentielles sur la situation en cours à Fukushima. Nous sommes fort conscients que ce n’est pas véritablement la tâche de l’Association Kokopelli. Cependant, dans la mesure où la presse langue de bois, à la solde de la mafia globaliste, tente éperdument de lobotomiser la population à grand renfort de diversions et d’intox (mariage princier, béatification d’un Bienheureux, mort (une fois de plus) de Ben Laden le Diabolique, etc, etc, ad nauseam… la dissémination d’informations authentiques s’avère fondamentale afin de se protéger de la dissémination de la radioactivité. Merci de nous aider en nous envoyant des nouvelles récentes ou des articles référencés sur le sujet.



- 3 mai 2011: Rappel à “l’ordre” du Professeur Toshiso Kosako de Tokyo University. Il a démissionné, EN PLEURANT, le 30 avril, de son poste d’expert nucléaire attaché au Premier Ministre du gouvernement Japonais, en raison de son désaccord avec les décisions du gouvernement.






source:
malheureux http://wantsun.blogspot.com/2011/08/japan-is-slowly-dying-of-radiation.html


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MessageSujet: Re: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 30 Sep 2011 - 12:08

FUKUSHIMA : LE SITE DE TOUS LES DANGERS






Une série de secousses a eu lieu hier dans la région de Fukushima, mais suivant les sites de veille des tremblements de terre, les informations sont plus ou moins précises. D’après un site japonais qui a relevé des secousses proches de la centrale de Fukushima Daiichi, il a été émis l’hypothèse que le corium pourrait être un facteur déclenchant d’explosions de vapeur. N'ayant aucune information sur la localisation et l’état des coriums, il semble prématuré de rendre cette matière magmateuse responsable de séismes sous la centrale. En revanche, les nombreuses secousses qui ont eu lieu hier dans la région sont très inquiétantes, car l’état de la centrale de Fukushima Daiichi est loin d’être satisfaisant, et sa position sur une faille géologique la rend extrêmement vulnérable.






Cette information est confirmée par le site de relevés des tremblements de terre Emergency Yahoo: 12 secousses ont eu lieu dans la préfecture de Fukushima (Fukushima Hamadori) dans la seule journée d’hier (pour la France, 29 septembre 2011 ; pour le Japon, à cheval sur le 29 et le 30).

La localisation des épicentres est également à 40 km au sud de la centrale de Fukushima Daiichi, à proximité de la ville d’Iwaki.

Rien à voir donc avec un tremblement de terre qui aurait eu lieu sous la centrale, même si des répliques ont été ressenties près du site nucléaire.

Quoi qu’il en soit, les tremblements de terre de la région de Fukushima sont à hauts risques pour au moins trois raisons:

  1. La piscine attenante au réacteur n°4 est pleine à craquer de combustible: pas moins de 264 tonnes (229 tonnes de combustible usé et 35 tonnes de combustible neuf). Or cette piscine est située à 20 m au dessus du niveau du sol, et le bâtiment qui la soutient est en piteux état. En effet, celui-ci a subi plusieurs explosions: le 14 mars, le bâtiment a été méchamment déformé à cause du souffle de l’explosion de l’unité 3, puis le 15 mars, le hall d'opération de l’unité 4 a été victime de deux grosses explosions qui ont causé deux brèches d’environ 8 mètres de large sur l’enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur et à 9 h 38, une explosion a eu lieu, suivie d’un incendie de la piscine de stockage du combustible.

    La piscine menaçant de s’effondrer, Tepco l’a consolidée dans les mois qui ont suivi avec des poutres métalliques supplémentaires et du béton. Mais rien ne dit si elle pourrait supporter un nouveau tremblement de terre de même magnitude que le 11 mars 2011.

    Dans le cas où elle s’effondrerait, l’IRSN a estimé que la zone d’évacuation autour de la centrale devrait être d’au moins 60 km de rayon, et que plus personne ne pourrait rester travailler à la centrale à cause de la trop forte radioactivité qui y régnerait: il pourrait en effet y avoir un débit de dose de plusieurs centaines de Gray/h sur 1 km à la ronde.

    À partir de ce moment, plus rien ne serait contrôlable, et il faudrait probablement évacuer le nord et le centre du Japon de toute urgence, car les évènements dramatiques s’enchaîneraient les uns après les autres : les autres piscines ne pourraient plus être refroidies puisque les hommes auraient déserté le site. Ce ne serait alors plus une mais 7 piscines qui seraient en perdition. Les 6 autres piscines perdraient leur eau par évaporation au bout de quelques jours ou quelques semaines et les 1700 tonnes de combustible qu’elles contiennent commenceraient à brûler ‒ à ciel ouvert pour 3 d’entre elles. C’est alors l’hémisphère nord entier qui serait touché durablement par un panache hautement radioactif.

    Étant donné les conséquences planétaires qu’entrainerait l’effondrement de cette piscine, il serait souhaitable que des experts internationaux indépendants viennent s’assurer directement sur site que cette piscine a fait l’objet de travaux de consolidation suffisants.


  2. Le fait que la centrale de Fukushima Daiichi soit construite sur une faille est très inquiétant également. En effet, celle-ci, même ancienne, peut très bien être de nouveau active, vu l’intensité et le nombre de répliques constatées dans la région depuis le 11 mars. Le plus gros danger, après ceux connus pour les 4 réacteurs en perdition, vient de la piscine commune qui contient à elle seule 1097 tonnes de combustible usé. Elle a fait l’objet d’une grosse attention dans les études géologiques car la solidité de son socle devrait être sans faille, c’est vraiment le cas de le dire. Le moindre mouvement de terrain pourrait lui être fatal ‒ la piscine a une longueur de 29 mètres ‒ car une fuite massive d’eau par l’intermédiaire d’une fissure entrainerait le réchauffement immédiat des combustibles qui ont besoin continuellement d’être refroidis.

    Connaissant au moins depuis 2009 l’existence de cette faille, l’entreprise et les autorités de surveillance nucléaire ont pourtant choisi de l’ignorer. Aujourd’hui, il semble vraiment dangereux de vouloir continuer à entreposer le combustible usé sur le site de Fukushima Daiichi. Il serait raisonnable de prévoir à moyen terme de transférer ces tonnes de combustible vers un site de stockage plus sûr.


  3. Un tsunami est toujours possible, et s’il arrivait qu’il s’en produise un de nouveau, les installations provisoires pour contenir le danger sur le site seraient rapidement mises hors service (toile qui est sensée stopper la radioactivité du réacteur 1, usine de retraitement de l’eau de refroidissement des piscines et des réacteurs). La construction d’une digue sur la côte devrait donc être aussi une priorité.



On comprend ainsi les inquiétudes et le stress des Japonais qui vivent au quotidien avec cette menace permanente, en plus de la contamination radioactive à gérer. De nouvelles cartes des terres contaminées viennent de paraître, et l’on constate en les observant que plus on réalise de mesures, plus l’étendue de la pollution radioactive est grande: certains points chauds sont situés à plus de 100 km de la centrale… Malgré cela, à partir d’aujourd’hui 30 septembre 2011, le gouvernement japonais demande aux évacués de la zone 20-30 km de retourner vivre chez eux. En prenant cette décision, l’État nippon décide donc de ne plus protéger une partie de sa population qui va participer de facto à une expérimentation sur les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé humaine.



Laurent Mabesoone, résidant au Japon et créateur du mouvement du ruban jaune, 脱原発アピールの黄色いリボン Yellow ribbon against nuclear power, a réagi en envoyant un courriel de protestation au ministère de l’environnement:

« La décision de votre ministère de ne pas décontaminer les sols a proximité de la centrale de Fukushima 1, là où les radiations ne dépassent pas 5 millisieverts par an, est une décision insensée. La norme internationale est de 1 millisievert par an. Encore une fois, votre politique fait en sorte de laisser vivre les habitants de Fukushima dans la discrimination. Ceci s'oppose même à la Constitution de ce pays, qui garantit l'égalité des citoyens. Pire: vous prétextez d'un "manque de moyens financiers" ! C'en est trop. Vous savez certainement que M Shimizu, ancien PDG de la Tepco, s'apprête à recevoir une prime de départ a la retraite de 500 millions de yens (environ 5 millions d'euros). Eh bien, que cet homme reverse tout son argent à la décontamination de la dite zone ! Maintenant, la première priorité dans ce pays, c'est la protection de la vie des citoyens de Fukushima. Si vous prétendez que le Japon est un Etat de droit, respectez la norme de 1 millisievert par an ! Respectez le droit à l'égalité des habitants de Fukushima ! »


Pierre Fetet




source:
gyro http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-le-site-de-tous-les-dangers-85515879.html




atome atome atome


Pour continuer à suivre l'évolution des suites de la catastrophe nucléaire de Fukushima, voir la liste des VEILLEURS DE FUKUSHIMA.

étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t670-les-veilleurs-de-fukushima



atome atome atome


Coup de coeur pour le court-métrage BLIND.

étoile 1 http://transition888.heavenforum.org/t714-blind


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MessageSujet: Re: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 27 Jan 2012 - 16:21

Tepco reconnait que Fukushima-Daiichi "crache" 3.5 fois plus
de radio-césium en janvier qu'en décembre





Tepco a signalé le lundi 23 janvier qu'un accroissement significatif des fuites radioactives a été constaté au niveau des installations endommagées de Fukushima-Daiichi. La quantité totale de radio-césium relâchée chaque heure dans l'atmosphère serait passée d'une moyenne de 12 Millions (décembre) à 70 Millions de Becquerels par heure et par unité.

Soit un total de 3 * 70 = 210 MBq/h pour les 3 unités endommagées au niveau du confinement.

En décembre, les dégagements de radio-césium étaient estimés à 10 + 10 + 40 = 60 MBq/h.

L'opérateur estime que cette augmentation est due aux poussières relâchées suite aux travaux de déblaiement effectués sur certains bâtiments. Cette hypothèse est douteuse dans la mesure où les travaux importants ont surtout été effectués au niveau de l'unité n°. 4 dont les rejets de "terme source" (1) ne sont pas repris dans cette analyse. L'endoscopie effectuée au niveau de l'unité n°. 2 ne devrait pas avoir relâché énormément de radioactivité car le confinement de l'unité n°. 2 apparaît désormais comme très probablement endommagé ; Un trou de quelques cm de diamètre au plus ne devrait pas changer grand chose.



source:
gyro http://www.gen4.fr/blog/2012/01/contamination-tepco-reconnait-que-fukushima-daiichi-crache-35-fois-plus-de-radio-c%C3%A9sium-en-janvier-quen-d%C3%A9cembre.html



Ce n'est pas parce qu'on n'en entend plus parler que le problème est réglé; la contamination radioactive mondiale s'aggrave de mois en mois.


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MessageSujet: Re: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 27 Jan 2012 - 16:46

NOUVELLES RÉVÉLATIONS ACCABLANTES POUR TEPCO






L'avenir de la Compagnie d'électricité de Tokyo (Tepco) et du nucléaire japonais passe par la confiance retrouvée de l'opinion. L'entreprise propriétaire et opératrice de la centrale accidentée de Fukushima en a grandement besoin, notamment pour faire accepter les hausses de tarifs - 10 % pour les particuliers et 17 % pour les entreprises - qu'elle veut imposer, avec le redémarrage des réacteurs à l'arrêt.
Les dernières révélations sur ses manquements, comme ceux des acteurs de la filière japonaise du nucléaire, ne vont pas y contribuer.


Le 19 janvier, Tepco a admis le dysfonctionnement d'un système de transmission de données au gouvernement. En novembre 2010, quatre mois avant la catastrophe, l'entreprise devait relier à une alimentation de secours un appareil fournissant en temps réel des données sur la température des réacteurs et les niveaux de radiation autour des installations, à l'ERSS et à Speedi, deux systèmes d'informations faisant partie du réseau gouvernemental de prévention des catastrophes.

Or, à l'époque, la connexion n'avait pas pu être établie, car le câble disponible était... trop court ! D'après l'entreprise, la question a été évoquée avec l'organisation japonaise de sûreté nucléaire (JNES), organisme gouvernemental, mais aucune décision n'a été prise. Tepco a par ailleurs reconnu qu'avant la catastrophe, elle ne considérait pas le problème comme une urgence.



Hostiles

Informée du dysfonctionnement après l'accident, l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) n'a pas cru bon de le faire apparaître dans le rapport intérimaire de la commission d'enquête sur les causes de l'accident de la centrale, dévoilé en décembre.

Autre problème impliquant la compagnie d'électricité, l'absence d'enregistrements des discussions de la cellule de crise mise en place par le gouvernement, Tepco et la NISA après l'accident. Le 24 janvier, le ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie Yukio Edano a présenté ses excuses après avoir confirmé cette information.

M. Edano, qui occupait en mars 2011 le poste de porte-parole du gouvernement, a jugé "regrettable" l'absence de ces enregistrements: « Compte tenu de l'impact de la catastrophe sur l'opinion et des attentes de la population, ils auraient dû être réalisés. »

La responsabilité de ces enregistrements, obligatoires selon la loi, revenait à la NISA dont un représentant assurait le secrétariat de la cellule de crise. Ce dernier a affirmé qu'il était trop occupé pour s'en occuper. Et, d'après la NISA, l'absence de ces données n'est pas très grave, car les décisions prises ont ensuite été communiquées en conférence de presse.

Ce point a fait réagir jusqu'au quotidien économique Nihon Keizai, pourtant traditionnel soutien de la filière nucléaire. « Ces révélations font craindre que le gouvernement a délibérément évité de réaliser ces enregistrements, écrit-il dans un éditorial du 24 janvier, ]pour dissimuler à l'opinion certaines informations. »

Et le quotidien de faire état de rumeurs selon lesquelles des argumentaires seraient rédigés pour s'assurer que les responsables impliqués donnent la même version des décisions prises par la cellule de crise. « [i]Ces informations, ajoute-t-il, ont pour unique conséquence de saper les efforts réalisés pour restaurer la crédibilité des régulateurs et des opérateurs du nucléaire.
»

Retrouver la confiance des Japonais, aujourd'hui majoritairement hostiles au redémarrage des 51 réacteurs (sur 54) à l'arrêt, s'annonce donc difficile. D'autant que, d'après le quotidien Mainichi, le gouvernement a également dissimulé un rapport établissant que le Japon disposait de suffisamment de moyens de production d'électricité pour compenser l'arrêt de tous les réacteurs nucléaires et qu'il pourrait passer sans problème l'été, période de pic de consommation.

Le gouvernement aurait agi ainsi pour alimenter la crainte d'une pénurie de courant et convaincre l'opinion d'accepter le redémarrage des réacteurs.


Philippe Mesmer

flèche http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/26/fukushima-nouvelles-revelations-accablantes-contre-tepco_1635033_3244.html




The Japanese government predicted a worst-case scenario at the height of its nuclear crisis last year warning that tens of millions of people, including Tokyo residents, might need to evacuate the region to avoid contamination.

But fearing widespread panic, authorities kept the analysis secret.

The 15-page warning was compiled by experts and presented to then-prime minister Naoto Kan two weeks after the March 11 earthquake and tsunamis that triggered nuclear-reactor meltdowns at a power plant northeast of Tokyo and forced 80,000 nearby residents to flee. The twin disasters left 20,000 people dead or missing.

After Mr. Kan received the report on March 25, he and other Japanese officials publicly insisted there was no need to prepare for wide-scale evacuations.

The Associated Press quotes Cabinet minister Goshi Hosono as saying the scenario was « based on hypothesis, and even in the event of such a development, we were told that residents would have enough time to evacuate. »

The report, leaked recently to the Associated Press, detailed several ways the nuclear crisis could escalate, including reactor explosions, complete core meltdowns and structural failures preventing water pools from cooling spent nuclear fuel.

The authors are quoted as saying « we can not rule out further developments that may lead to an unpredictable situation » at the plant, if the meltdowns spiral out of control and radiation levels spike. In that case, the authors said evacuations should be ordered within a 170-kilometer radius, with voluntary evacuations provided for everyone living within 250 kilometers and beyond.

The largest proposed evacuation area would have included Tokyo and its suburbs, with a population of 35-million residents.

Japanese regulators and politicians have come under heated criticism for how they disseminated information in the hours and days after disaster struck. Officials initially denied that plant reactors had melted down, and have since been accused of minimizing the health risks of radiation exposure.

flèche http://dailymessenger.blogspot.com/2012/01/leaked-japanese-report-details-worst.html


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MessageSujet: Re: CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)   Ven 27 Jan 2012 - 17:08

FUKUSHIMA EN JANVIER 2012







On n’aura jamais fini de parler de la catastrophe de Fukushima, car la diffusion des radionucléides dans l’environnement est permanente (1), leur fixation dans les cellules vivantes est durable et la liste des victimes potentielles est longue. Bien sûr, les informations ponctuelles des médias traitent de préférence le premier point : eaux radioactives, terres contaminées, air pollué, alimentation contrôlée, mesures de taux de plutonium, de strontium, de césium, d’iode… Tout cela est visible, les sujets ne manquent pas.

Le deuxième point n’est quasiment jamais traité car c’est un mauvais sujet de médiatisation : ce processus de contamination interne est bel et bien invisible et n’intéresse personne. Il n’en est pas moins réel et concerne des millions de personnes en ce moment même, que ce soit autour de Tchernobyl ou au Japon. Et il est la cause du troisième point, le plus dramatique. Mais le sujet de la maladie est difficile, et c’est ce qui fait la force des promoteurs de l’énergie nucléaire car le mal survient rarement au moment de l’accident, mais plutôt plusieurs années après.

Les radionucléides s’installent insidieusement dans les organes : muscles, cœur, foie, reins, ovaires, glande thyroïde, peau, poumon, rate... Ceci s’explique par le fait que l’organisme remplace les éléments nécessaires à sa physiologie par les produits radioactifs. Tout ceci pourrait être rendu visible par des spectrométries gamma régulières, associées à des études statistiques. Mais une société nucléarisée est-elle intéressée par ce genre de recherches coûteuses ? Pas vraiment. Pourtant, dans un pays démocratique, il ne serait pas anormal que la population exige de ses élus de telles enquêtes, afin de mesurer le risque qu’elle est censée accepter.

(1) Mise à jour du 23/01/12 : la centrale de Fukushima Daiichi libère 1,68 milliards de becquerels par jour



En attendant, voici un petit récapitulatif de la situation visible à Fukushima : l’état du site nucléaire, l’exposition des personnes et la poursuite du déni. Certains estimeront que ces informations sont pessimistes, d’autres diront qu’elles sont réalistes. A vous de juger.





L’état du site


Réacteur 1

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (69 tonnes maxi). Le bâtiment réacteur a été recouvert d’une structure légère protectrice. Mais ce cache-ruine n’enlève rien au danger. Le 17 janvier, une panne de transformateur a provoqué l’arrêt du refroidissement des piscines durant 3 heures… Cela met tout bonnement en évidence qu’il n’y a pas de système de secours. En fait, le système de refroidissement est fait de bric et de broc, avec des matériaux fragiles. Le moindre séisme engendre son lot de fuites. Et si les piscines ne sont plus refroidies, en 40 heures, tous les combustibles sont en fusion.


Réacteur 2

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Une opération d’endoscopie a eu lieu le 19 janvier pour visionner l’intérieur de l’enceinte de confinement. Résultat pas fameux, car trop de radioactivité et d’humidité. Le niveau d’eau n’a pu être observé (estimé entre 2,8 et 4 m au lieu de 5 attendus), ce qui signifie clairement que l’enceinte n’est pas étanche puisque 10 m3/h d’eau sont injectés dans l’enceinte. L’opération a en tout cas dégagé une masse importante de vapeur, ce qui contredit l’idée d’un « arrêt à froid » décrété par le gouvernement japonais en décembre 2011. Une hausse de la température dans ce réacteur avait d’ailleurs déjà été observée la semaine dernière.

Coupe de la cuve de confinement
et de l’endoscope dans le réac-
teur n°2 de Fukushima Daiichi.

(source : The Yomiuri Shimbun)

Réacteur 3

Il a subi un meltdown, c'est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Pour trouver l’emplacement de ces coriums perdus, des chercheurs vont tenter de faire une image à l’aide de muons. Le projet est à l’étude, mais aucune date n’est encore fixée pour sa réalisation. En attendant, environ 300 tonnes d'eau très contaminée ‒ entre 49 000 et 69 000 Bq/l en césium ‒ ont été « découvertes » dans un tunnel situé à proximité du réacteur n°3.


Réacteur 4

En mars 2011 le bâtiment a été déstabilisé par une ou plusieurs explosions et incendies dont on n’a aucune image pour l’instant. Les inquiétudes portent sur la piscine : on ne sait pas si elle pourra résister à un nouveau séisme important. Après le tremblement de terre du 1er janvier, il se pourrait qu’une fuite ait eu lieu dans cette piscine 4 ‒ où se trouve 229 tonnes de combustible ‒ ce qui aurait fait descendre son niveau d’eau et augmenter sa température. Selon les propos d’un ouvrier rapportés par une bloggeuse, l’eau serait même entrée à nouveau en ébullition. A la suite de cet évènement, une augmentation du césium a été remarquée.

Dans le pire des cas, c'est-à-dire l’effondrement de la piscine 4, le gouvernement a déjà prévu d’évacuer les habitants dans un rayon de 250 km, Tokyo inclus donc.




Une épée de Damoclès est suspendue au dessus de l’archipel. Mais si le Japon venait à être évacué, c’est tout l’hémisphère nord qui serait durablement contaminé, car il ne serait plus possible d’intervenir sur le site à cause d’une trop grande radioactivité, ce qui provoquerait l’abandon des systèmes de refroidissement des autres structures (cœurs et piscines), l’ensemble représentant plus de 2400 tonnes de combustible.


Sous-sols de la centrale

On a toujours la désagréable impression que Tepco nous mène en bateau. L’opérateur annonce « découvrir » des tunnels plein d’eau radioactive, plus de 1000 tonnes ces derniers jours, alors qu’on sait très bien que tous les sous-sols sont pleins, vu que quand on pompe l’eau, ils se remplissent aussitôt (on soupçonne un flux de 200 à 500 tonnes d’eau par jour). Quand Tepco communique sur quelque chose, l’important est ailleurs probablement, et on ne l’apprend que la semaine suivante, voire plusieurs mois après comme la fonte des cœurs.




Exposition des personnes au Japon


Nourriture

Certaines personnes averties font attention à ce qu’elles mangent. Les Français vivant au Japon sont en tout cas très bien informés. Mais il reste très difficile pour la majorité d’être sûr de la nourriture. On l’a vu en 2011 avec le bœuf, le riz, et même avec le lait maternisé. Faire à manger est devenu une corvée pour beaucoup, la détection et les recherches prenant beaucoup de temps.


Décontamination

Les gens sont obligés de faire des décontaminations au risque de leur vie, sans contrepartie. Pour preuve, cet homme qui vient de décéder à Fukushima. Malgré l’état actuel connu des régions contaminées par Tchernobyl il y a 25 ans, certains entretiennent le mythe que la décontamination rapide d’une région serait possible. Pour ce faire, on creuse de grandes fosses, on les remplit de déchets radioactifs composés de végétaux, de terres de surfaces, d’objets divers, et on rebouche pour l’éternité. On nettoie au karcher les toits et les façades, l’eau s’écoulant dans les caniveaux, puis dans les stations d’épurations ou directement dans les ruisseaux et rivières. Et que fait-on des boues des stations d’épuration ? Si on les enterre, on pollue les nappes phréatiques, si on les épand dans les champs, on pollue les terres, si on les incinère, on pollue l’atmosphère.


Fosse à 10 km au nord de la centrale


Le gouvernement encourage ce type de « solutions ». Car il souhaite voir revenir les évacués là où ils habitaient. Mais il n’est pas du tout sûr que la majorité revienne, car la confiance aux autorités publiques s’est effritée durant toute la crise nucléaire. Selon un sondage du journal Nikkei du 26 décembre, 78 % des personnes interrogées ne croient pas à « l’arrêt à froid » décrété par le gouvernement.


Conditions des travailleurs

Les employés de chez Tepco et les ouvriers embauchés par des entreprises intérimaires continuent d’être exposés de manière importante. À l’occasion du forage de l’enceinte de confinement du réacteur 2 le 18 janvier, plusieurs équipes d'une dizaine de travailleurs ont été mobilisées ; la dose équivalente reçue par chaque personne employée à cette tâche ne devait pas dépasser 3 mSv en théorie, mais combien chacun a-t-il reçu en pratique ? Régulièrement, des décès d’ouvriers sont annoncés, officiellement jamais à cause des radiations. Le dernier en date est mort le 9 janvier ; c’est le 7ème décès officiel d’un employé de la centrale en 10 mois.


Pollution

Pluie, neige, air, poussière, tous les éléments chargés de radionucléides qui se déplacent avec le vent se répandent irrémédiablement dans le pays ‒ et dans le monde ‒ aidés en cela par les communes qui ont accepté d’incinérer sur leur sol des déchets contaminés du tsunami.

À Tokyo, on mesure encore du césium dans l’air, et le sol peut être contaminé sous forme de hotspots, endroits où la radioactivité se concentre, comme devant cette porte d’école (Minami Katsushika high school) où un citoyen a pu mesurer 2,35 µSv/h.


Conséquence sur la santé

Selon une étude médicale, la catastrophe de Fukushima aurait provoqué un surplus de 14 000 décès aux États-Unis durant les 14 semaines suivant le 11 mars 2011. Combien au Japon ? Combien en Europe ? Ces données ne semblent pas encore disponibles. Le seront-elles un jour en toute transparence ?




Fukushima folie : le déni du danger



Le Japon est souvent dans une attitude de déni vis-à-vis de la radioactivité. On a déjà parlé des Plutonium Brothers, du buveur d’eau de réacteur, de la dissémination des radionucléides par les incinérateurs, de l’obligation pour certains enfants de boire du lait contaminé, du retour des habitants dans des zones contaminées, de l’arrosage à l’eau contaminée, de la décontamination à main nue, de la proposition d’envoi de denrées contaminées dans le tiers-monde. Ce n’est pas terminé, la liste des aberrations continue…


Course radioactive pour adolescentes

La 27ème course de l’Ekiden a été organisée à Fukushima en novembre dernier: collégiennes et lycéennes ont couru sur un sol contaminé. Qui fera le suivi sanitaire de ces jeunes filles qui ont respiré la poussière des chemins de Fukushima ?



Les radionucléides n’appartiennent pas à Tepco

La demande de décontamination d’un terrain de golf adressée par son propriétaire à Tepco lui a été refusée sous prétexte que les particules radioactives, s’étant mélangées au sol, « ne lui appartenaient plus », rapporte un article du Asahi Shimbun.


Gravier radioactif

Jusqu’à 16 000 tonnes de gravier peuvent avoir été distribuées à partir d’un site contaminé à Namie. C’est le locataire d’un appartement fraichement construit qui s’en est rendu compte : 1,24 microsieverts/h chez lui, il valait mieux donner l’alerte…


Ski radioactif pour les enfants

10 écoles primaires de Edogawa-ku, à Tokyo, ont envoyé les enfants en "classe de neige" pour faire du ski dans la préfecture de Fukushima. Pourtant, tout le monde sait que la neige, c’est comme la pluie, elle filtre l’air en se chargeant de particules radioactives.


Et pour finir, qui parle encore de Fukushima ?

Au Japon, tout le monde, tous les medias, toute la classe politique en parle. Le gouvernement envisage de nationaliser Tepco car l’entreprise n’est plus en mesure de payer les indemnités de dommages. Comme d’habitude en cas de défaillance du secteur privé, l’état vient à la rescousse. Quand il y a des bénéfices, on privatise, quand le bateau prend l’eau, on nationalise. Avec l’énergie nucléaire, étant donné les enjeux et les risques, ce secteur devrait être interdit au secteur privé.

Et puis, surtout, les Japonais se rendent compte qu’il est possible de se passer du nucléaire. Actuellement, il ne reste que 5 réacteurs en activité, et d’ici l’été, ils devraient tous être arrêtés. Une sortie en un an serait-elle donc possible ?




source:
gyro http://fukushima.over-blog.fr


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CATASTROPHE DE FUKUSHIMA - INFOS ET PRÉVENTION (suite)
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